Les rencontres photographiques d’Arles ont souhaité s’ouvrir cette année sur de nouveaux regards et de nouveaux talents.
Toute la presse spécialisée n’a d’yeux que pour les frères GAO, nés en Chine en 1956 et 1962, et qui travaillent ensemble à Pékin.
Leurs créations sont présentées dans le cadre d’une des quatre expositions consacrées à la production du quartier artistique de Dashanzhi. Egalement connu sous le nom de 798, ce quartier situé au nord-est de Pékin est considéré comme le lieu privilégié de l’art contemporain chinois avec une centaine de galeries et une cinquantaine d’ateliers d’artistes installés dans d’anciennes usines réaménagées.
Les GAO BROTHERS se servent de volontaires, parfaitement inconnus, pour porter un regard critique sur la société chinoise en pleine mutation, évoquant à leur manière les questions sociales et même politiques qui se posent dans leur Pays.
La série Hug (Etreinte) montre des gens qui ne se connaissent pas et s'étreignent pour la première fois, 15 minutes avec un inconnu, et 5 minutes lors d'une étreinte collective de 5 minutes, certains étant habillés et d’autres nus.
Dans la série Sense of Space, en 2000, les GAO brothers mettent en scène des corps nus enfermés, cloîtrés dans des placards. Les corps nus, contortionnés, tordus, cherchent une place dans un univers clos, ; la question est de savoir comment chaque personne peut s'adapter ( dans des boîtes intitulées Prayer (prière), Waiting (attente), Anxiety (anxiété) et Pain (douleur)) à cette problématique des citadins chinois.
La photo ci-après présente en Arles, a fait le tour du monde…
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